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Je me permet de vous présenter:
Maurice Félix Charles Allais

Économiste français, né à Paris le 31 mai 1911 et mort le 9 octobre 2010 à Saint-Cloud1. Après Gérard Debreu en 19832, il a reçu le Prix de la Banque de Suède en sciences économiques en mémoire d’Alfred Nobel en 1988. C’est un économiste libéral, antimondialiste et protectionniste.

Issu d’un milieu modeste, il est major de sortie de sa promotion (1931) de l’École polytechnique. Ingénieur du Corps des Mines, il orienta sa carrière vers la recherche scientifique et l’enseignement.

Il est un de ceux qui voulurent apporter la rigueur mathématique des sciences dures à la science économique. Il devient titulaire de la chaire d’économie de l’École nationale supérieure des Mines de Paris en 1944 où il professera quarante ans. En 1946, il est nommé directeur de recherche au CNRS. Ses premiers ouvrages furent À la recherche d’une discipline économique (1943) et Économie et Intérêt (1947).

Ses travaux lui valent de nombreuses récompenses qui culminent avec l’attribution du « prix Nobel » d’économie en 1988. Cette reconnaissance internationale lui donne l’assise médiatique pour se projeter dans le débat sur l’ouverture financière et la mondialisation. Il développe pour le grand public des thèses qui sont celles de son enseignement depuis longtemps, mais qui contreviennent à l’esprit général des grandes réformes financières et douanières entreprises depuis 1973.

Il dénonce les changes flottants, la dérèglementation financière, et la suppression des protections douanières3. Il annonce que toutes ces nouveautés provoqueront en Europe le déclin de l’emploi et dans le monde le risque d’une nouvelle grande dépression. À l’occasion de la crise dite « des pays émergents », en 1998, il annonce dans un article au journal Le Monde : « Ce qui doit arriver arrive ! ». Ces positions, contraires aux grands consensus de l’époque, sont souvent exprimées de façon abrupte. La plupart ne seront généralement pas accueillies favorablement.

La crise économique sévère que connaît le monde depuis 2007, et dont il s’était fait inlassablement l’augure dans de nombreux ouvrages successifs, a fait renaître le débat autour de nombre de questions sur lesquelles Maurice Allais avait pris des positions marquées qu’il considérait comme prémonitoires.

Il était le seul prix Nobel en économie que la France a obtenu jusqu’à présent. Son décès en 2010 passait disons un peu sous silence.  Naturellement il ne faisait pas partie des experts en économies qui font la ronde des différents plateaux de télévisions pour nous assommer avec leurs vérités sans se rendre compte, qu’ils sont des imposteurs et des hontes académiques.

Pour enfin remettre la France et l’U.E, sur les rails il serait utile de se souvenir de ce grand économiste …curieusement oublié.

Amicalement
Viggo

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