Classé dans : Alimentation industrielle | Mots-clefs: chiennes, chiens, croquettes chats, croquettes chiens, moulées chats
Pour tester de nouveaux déchets de l’industrie agro-alimentaire, pour ainsi dire toutes les grandes maques d’aliments industriels font des tests sous le manteau de leur pseudo-science. De tels essais demandent souvent une préparation de l’animal qui se fait généralement par une intervention chirurgicale cruelle faite par des vétérinaires.
De vraies tortures que dénonce sans ménagement.
Aucun éleveur sérieux serait disposé à vendre ses chiots pour leurs offrir une telle vie brève et dans la souffrance. Il fallait donc pour l’approvisionnement des éleveurs un peu spéciaux sans état d’âme.
Expérimentation animale
Une vie de chien de laboratoire dans un élevage

Beagle
Les laboratoires vivisecteurs se fournissent en victimes de plusieurs manières.
D’abord par des filières criminelles qui permettent un approvisionnement régulier en sang frais en vendant des animaux, volés ou importés clandestinement, mais aussi par l’intermédiaire de sociétés spécialisées, qui font de l’élevage d’animaux de laboratoire. En Europe, il existe plusieurs groupes, qui ont fait de ce commerce leur spécialité.
Pour le grand public, une chape de plomb recouvre cet univers concentrationnaire, où rien ne filtre sur ces pratiques infamantes qui sont infligées quotidiennement aux malheureux pensionnaires. Il ne fait aucun doute que si la réalité de ces élevages était mieux connue les choses pourraient enfin commencer à changer.
C’est pour cette raison qu’en 1998, les associations One Voice et BUAV (Union britannique pour l’abolition de la vivisection) ont réussi à faire embaucher Jenny, une militante anglaise des droits de l’animal, dans un élevage de chiens de race beagle appartenant à la société H. Cette investigation a duré environ 10 mois pendant lesquels Jenny a pu filmer à l’insu son employeur de circonstance, les pratiques et les sévices quotidiens infligés aux animaux. Firme américaine d’élevage pour les laboratoires vivisecteurs, ses unités de production sont implantées dans de nombreux pays :
Mexique, Espagne, Allemagne, Italie, Pays-Bas, Israël, Grande-Bretagne et France (Allier).
D’ailleurs ce n’est la seule firme qui ait voulu s’implanter dans ce département
autre firme américaine, a tenté elle aussi, de s’implanter dans l’Allier. Mais cette fois, la mobilisation des associations et de la population locale a mis fin à ce funeste projet.
L’industrie du chien
Cette société vend aussi de nombreux autres animaux pour la recherche : singes marmousets, lapins, cobayes, rats, souris, gerboises, hamsters et chats. Ce qui représente 225 variétés et souches différentes, avec des animaux hybrides, mutants et transgéniques, voire « préparés chirurgicalement » à la demande du client.
Les résultats de ce reportage sauvage sont effarants. Dans cet élevage, les chiens ne sont plus vraiment considérés comme des êtres vivants. Ils ne sont qu’une vulgaire marchandise commerciale, mais qui rapporte gros et il y a vraiment beaucoup d’argent à faire avec des vies animales : un de leurs centres en Grande-Bretagne génère un revenu annuel d’environ 66 millions de francs ! Aucun n’a de vrai nom, juste un numéro matricule, du type DF163 comme n’importe quelle référence d’article.
La reproduction
Pour gagner de l’argent, il faut beaucoup de chiens, et donc beaucoup de petits
Comme dans tous les élevages intensifs, on optimise la reproduction en sélectionnant des reproductrices. Ici, on ne s’embarrasse pas de considérations morales pour obtenir rapidement et à peu de frais les portées de jeunes beagles. Les femelles sont mises à contribution pour leur première reproduction après quelques mois, dès que cela est possible, car il ne faut pas de bouche inutile à nourrir. Elles font des portées à la chaîne. La femelle a subi 5 grossesses avant même d’avoir quatre ans – parfois seulement sept mois d’écart entre deux portées ! Après la mise bas, même si la femelle a eu une césarienne, elle est remise sans surveillance dans son box sale dans l’attente de la prochaine reproduction. Elles ne sont considérées que comme des machines à sous, qu’il faut remplir. Les chiennes et les quelques mâles sélectionnés pour la reproduction ne font l’objet d’aucune considération pour leurs besoins élémentaires. Ils ne connaissent qu’une vie d’ennui, avec très peu de contacts humains. Leur univers quotidien se résume seulement du box pour la saillie à celui pour la mise bas, contrairement à ce qu’exige la loi. Il n’est pas étonnant que dans cet environnement, les pertes soient importantes. Une jeune mère, stressée et désemparée, a mangé 5 de ses 6 chiots pendant la nuit. La mortalité chez les chiots est conséquente dans ces conditions : par exemple 24 % de mortalité en juin 1998, 21,5 % en septembre 1998.

Le box
Les conditions de vie dans les box
Dans un seul box, entassement inacceptable, peuvent se trouver 19 chiens ! Les dominants ne laissent pas manger à leur gré certains animaux plus faibles : il en résulte des chiens sous-nourris, lesquels doivent parfois être euthanasiés s’ils ne sont pas dans les standards. L’ennui et la frustration encouragent les bagarres chez des animaux pourtant choisis par les vivisecteurs pour leur gentillesse ; des bagarres fréquentes auxquelles le personnel ne prête aucune attention. Dès lors règne la loi du plus fort
Et les animaux blessés ? Sont-ils soignés ?
Non, pour deux raisons :
- parce que ça coûte cher,
- car les clients ont droit à de la « marchandise » de qualité, sans défaut. Dès lors, l’euthanasie ou la fin en pièces détachées sont de rigueur.
« Tout cela s’aggrave en l’absence du personnel, la nuit, les week-ends et les jours fériés. Les animaux manquent de soins et de surveillance, y compris pour la gestation et les naissances. Cela explique bon nombre d’accidents, de blessures, de décès. Un cadavre raidi comme celui de DJ0738 est parfois retrouvé au matin… Des chiots sont trouvés morts pour des raisons diverses, ou noyés dans un abreuvoir… Et il fait souvent trop chaud en été et trop froid en hiver ».
« Dans cet univers rationnel de production animale, il y a pire que les cadavres de rongeurs qui traînent ! Le nettoyage des box n’est fait qu’une fois par semaine, les sols sont couverts d’eau, de sciure (flottant parfois dans l’eau !), de nourriture et d’excréments mélangés. Le nettoyage des distributeurs de croquettes n’a lieu qu’une fois par mois, on y retrouve des amas collés par les moisissures, avec des paquets d’asticots en prime ! ».
Le personnel
« L’un des autres résultats négatifs dû au personnel surchargé est le manque de contacts avec les humains, et nous ne parlons pas de caresses ! La sociabilisation des chiens, pourtant vantée dans la brochure commerciale, est minime, voire absente. Dans certains cas, même les reproducteurs qui, eux, ont pourtant le temps de s’habituer au personnel, fuient et se cachent à son arrivée… ».
« L’enquête révèle que les employés sont souvent sous-qualifiés – on a imposé à Jenny de faire des piqûres alors qu’elle n’avait jamais appris ! Mais surtout, il y a surcharge de travail. Puisqu’on cherche à faire des économies, il est normal d’en demander un maximum aux salariés. Chacun(e) doit s’occuper d’environ 300 chiens quotidiennement : nourriture, nettoyage éventuel, soins. Dans ces conditions-là, il est impossible de tout voir, de tout prévenir ou guérir ».

La logique économique
« En théorie, il faut adapter l’offre à la demande. Mais en réalité, il est difficile de prévoir combien d’animaux seront commandés par les vivisecteurs. Ne pas en produire assez, c’est risquer de perdre des clients. Alors on en fait naître trop et, en cas de « surstockage », on fait disparaître le « surplus » dont l’entretien n’est pas rentable. Manque de place pour les plus jeunes qui arrivent, trop de travail pour le personnel et aliments gaspillés. Dès lors, la solution commune est simple : la piqûre ».
« Les animaux qui ont un défaut même mineur reçoivent un carton rouge avec les lettres NCP : produit non conforme. Oui, vous avez bien lu : « produit » ! Dans une firme où l’on tue sans gêne des chiens de moins de un an en pleine santé, pourquoi conserver ceux qui n’ont qu’un testicule ? ou un léger souffle au cœur ? ou un moignon de queue Et on n’hésite pas à les tuer en quantité 5 ou 6 dans la journée, voire bien plus le 23 juillet 1998, ce fut un lot de 29 beagles ».
« Puis c’est le sac-poubelle et l’incinérateur. En un peu plus d’un an, environ 250 chiens ont été tués dans la seule unité britannique, sans entrer dans la moindre statistique ! »
« Et la même chose arrive à tous les autres animaux élevés pour les labos, mais en bien plus grand nombre – les rongeurs « surnuméraires » sont tués par milliers. »
« Tout cela au nom de la rentabilité. Si on voulait vraiment y mettre les moyens, les animaux seraient mieux traités – ce qui n’enlèverait rien à l’horreur de la vivisection. Mais comme on souhaite maximiser les profits, on gère comme des objets ces êtres vivants dont personne n’est censé entendre les plaintes… Money is money »
Avec mes remerciements à Michèle Robert de One Voice pour la permission de mettre online ce texte.
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De la viande de substitution obtenue d’excréments.
Croyez-vous qu’il serait possible d’obtenir de la viande de substitution à partir d’excréments ?
- Dans le Livre Noir de Hans-Ulrich Grimm avec le titre:
- Katzen würden Mäuse kaufen (Les chats achèteraient des souris)
ISBN 978-3-552-06049-4 – 2007
il décrit une méthode sans doute promise à un avenir financier particulièrement juteux
- Grimm deckt wahrhaft unappetitliche Experimente auf: Bakterien aus Fäkalien werden mit Erdgas versetzt und reifen dann zu einem Produkt heran,
- das sich Eiweißfermentationserzeugnis nennt. Das gilt als Fleischersatz.
- Interessant dabei: Dieser bizarre Fleischersatz ist von der EU-Verordnung zugelassen.
Des bactéries fécales enrichies avec du gaz naturel murissent ainsi pour devenir une protéines par suite de fermentation.
Selon la nouvelle règlementation de l’UE ce produit est admis comme étant une viande de substitution.
Des perspectives superbes pour nos chiens, chats et furets et probablement une aubaine pour les agriculteurs de pouvoir se débarrasser de leur fumier.
Hans Ulrich Grimm est un ancient rédacteur en chef de l’hebdomadaire
Der Spiegel. Il est réputé pour ces recherches fouillées.
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Classé dans : Alimentation industrielle | Mots-clefs: Aliments industriels - Croquettes et boites humides
Les différentes usines produisant les aliments industriels pour chien est chats, n’ont pas été mises en place pour améliorer la santé de nos animaux de compagnies. Le seul et unique but est de valoriser les différents déchets de l’industrie agro-alimentaire. Donc faire des profits juteux qui permettent de payer des dividendes intéressant en gardant leur actionnariat en bonne santé. La santé de nos animaux de compagnies n’est pas une priorité.
Pour réaliser ces objectifs le pet food à crée pendant ces décennies une pseudo-science pour laquelle il fait régulièrement des testes particulièrement cruels avec des chiens et chats. De tels essaies sont parfaitement inutiles.
Essais sur chiens et chats
Les résidus des industries agro-alimentaires sont pour ainsi dire inépuisables, les fabricants d’aliments pour animaux de compagnies font des tests sur des chiens et chats. Ce qu’en pensait Dr Milly Schar-Manzoli hélas décédée est encore d’actualité de nos jours. De tels essais sous le couvert de l’aspect scientifique se font naturellement encore de nos jours.
Cinq multinationales qui fabriquent les fameuses boîtes et croquettes sont sur la sellette. Des souffrances indicibles infligées à de pauvres animaux sans défense pour mieux commercialiser la coûteuse nourriture consommée par leurs congénères plus chanceux
Immolés sans pitié
Ils fabriquent de la nourriture pour animaux et torturent des animaux : c’est une question commerciale. Ils le font pour mieux vendre leurs produits.
D’après le journal anglais «Sunday Express» (27.5.01), la société IAMS, qui fait partie du groupe Procter et Gamble et produit des aliments pour animaux domestiques, parmi lesquels Eukanuba, a fait faire entre 1991 et 2000 des expériences cruelles sur des chiens dans le but de tester ses produits
En voici quelques exemples:
À 24 jeunes chiens (parmi lesquels se trouvaient aussi des femelles gravides), on a retiré le rein droit et partiellement endommagé le rein gauche au cours de deux interventions chirurgicales en incisant leur abdomen. On a ainsi provoqué artificiellement des pathologies graves résultant d’un dysfonctionnement des reins (urémie, intoxication du sang, etc.); chaque groupe de chiens soumis à ce type d’expérience a dû survivre entre 14 et 28 mois. Qu’est-ce que la firme IAMS cherchait à démontrer? Il est difficile de justifier de telles horreurs, et il est encore plus difficile d’admettre que la société qui les a ordonnées est une entreprise qui fabrique de la nourriture pour animaux domestiques !
Mais IAMS n’est pas un cas unique, elle est au contraire bien entourée: La firme Hill’s Pet Nutrition du groupe Colgate-Palmolive a financé d’autres expériences sur des chiens et des chats dont nous donnons ici un aperçu.
Afin de déterminer les besoins en sodium des chats adultes, 35 chats divisés en plusieurs groupes ont été nourris avec des aliments contenant différents taux de sodium et soumis à intervalles réguliers à des prélèvements de sang, jusqu’au moment où quelques animaux ont perdu l’appétit et ont maigri. Les chats ont été enfermés pendant 4 semaines dans des cages minuscules jusqu’à ce qu’ils deviennent fous à force de ne pas pouvoir bouger ni se faire les griffes.
Une autre expérience, partiellement financée par Hills, portait sur 18 chatons de 11 à 15 semaines. Chaque chaton a été enfermé pendant 26 jours dans une cage en fer de 60×60x60cm. L’objectif était de déterminer les besoins en sodium de chatons à peine nés. A la fin, les animaux étaient devenus complètement anormaux, non seulement physiquement en raison du régime absurde qui leur était imposé, mais surtout psychiquement du fait que l’enfermement les avait rendus fous, agressifs ou amorphes.
C’est toujours la firme Hill’s qui, à Topeka (USA), a alimenté pendant 12 jours 42 chiots avec une nourriture pauvre en zinc. A cause de la carence en zinc, les chiots présentèrent des pustules et des plaies sur le museau et les pattes, ainsi que des symptômes de léthargie et d’anorexie. Les chiots ont ensuite été divisés en plusieurs groupes et alimentés pendant 3 semaines avec un régime expérimental comportant divers composés de zinc organique et inorganique. Un groupe de 6 chiots reçut pendant 35 jours une nourriture pauvre en zinc. A la fin de l’expérience, on arracha à tous les chiots les ongles, une canine ainsi que les testicules aux fins d’analyser quel taux de zinc ils contenaient !
La société Alpo du groupe Nestlé a rendu 15 chats obèses.
7 animaux eurent droit à un tube dans l’estomac afin d’y introduire du chlorure d’ammonium. Puis tous les chats furent emprisonnés pendant 7 semaines dans des petites cages. Pendant cette période, on poussa ces malheureux chats à la famine en leur donnant une nourriture immangeable.
Le résultat fut que les chats refusèrent de manger, ce que les «génies» qui dirigeaient cette recherche qualifièrent de «abstinence volontaire», et perdirent entre 26 et 40% de leur poids. Les pauvres chats souffraient de perte musculaire grave, de déshydratation, de léthargie, d’anomalies sanguines et leur foie, peu à peu hypertrophié et inopérant, ne fonctionnait plus. Quand, après 7 semaines de souffrances, on présenta aux chats une nourriture normale, 11 d’entre eux furent incapables de manger et durent être alimentés au moyen d’une sonde.
La firme Ralston Purina a financé une expérience visant à déterminer si une alimentation artificielle au moyen de tubes introduits dans l’estomac provoquait davantage de troubles gastro-intestinaux qu’une alimentation normale. On utilisa pour cela 10 chiens bâtards.
On introduisit chirurgicalement, à travers l’intestin, un tube dans l’estomac de chaque chien. Ensuite, les chiens furent alimentés pendant 10 jours avec une nourriture pour humains introduite dans l’estomac à travers le tube. Les chiens furent ensuite soumis à divers régimes alimentaires, puis on leur préleva du sang et de l’urine pour analyse et on contrôla leur respiration.
La firme Mars Pedigree effectue des expériences au centre Waltham en Angleterre, lieu de production d’aliments pour animaux domestiques, mais elle collabore aussi avec des instituts universitaires de plusieurs pays. En 1996 par exemple, elle a été impliquée dans une soixantaine de projets de recherche de plus de 30 universités de 5 pays.
Il y a des bizarreries parmi les expériences de Mars, comme par exemple celle qui concerne la prétendue nécessité d’introduire de la taurine dans les aliments pour chats.
La taurine est un composé chimique utilisé en pharmacie et pour la préparation de colorants. Son nom provient du latin taurus (taureau) parce que ce composé a été découvert pour la première fois dans la bile des taureaux. Puis il fut fabriqué synthétiquement. Afin d’observer les effets de la taurine, des groupes de chats furent enfermés dans des cages pendant 11 mois! Plusieurs chats subirent des dommages visuels irréversibles, d’autres devinrent aveugles, sans parler de toutes les maladies physiques et psychiques que peut entraîner un enfermement aussi long dans des cages exiguës.
Parmi les autres expériences de Mars au centre Waltham, plusieurs comportaient des endoscopies (tubes introduits dans l’anus pour examiner le côlon), des contrôles de flatulences au moyen d’instruments introduits dans l’estomac, l’isolement de chiens et de chats, la privation de nourriture pour les chiens, des examens dentaires invalidants nécessitant une anesthésie, etc.
Lors d’une expérience, afin de mesurer les taux hydriques du côlon, on a utilisé 6 chiens définis sensibles et 6 autres définis robustes. Tous reçurent une nourriture provoquant la diarrhée, puis on leur fit des clystères en introduisant manuellement par l’anus des tubes flexibles.
C’est toujours le centre Waltham de Mars qui a financé un chercheur de l’université de Bristol (UK) afin qu’il isole des chats dans des boîtes en plastique de 30×45x30 pendant un maximum de 6 heures. Aucun des chats ne supporta cette épreuve et tous moururent asphyxiés.
Il est évident qu’aucune expérience sur les animaux, dans aucun domaine, n’est nécessaire, et encore moins les tests délirants que nous venons de décrire.
Il ne s’agit pas seulement de mettre en évidence l’absence totale de fiabilité scientifique: ce sont des cas comme ceux-ci qui révèlent tout le ridicule et le non-sens de ces pratiques. On sait en effet depuis longtemps ce qui fait du bien et ce qui fait du mal aux chiens et aux chats:
La nature elle-même nous le montre à travers leurs choix alimentaires.
Faire ce qui est décrit plus haut sous prétexte de mettre au point des aliments convenant aux chiens et aux chats est de la folie pure, notamment parce que des chiens et des chats enfermés dans des cages, torturés par divers moyens et munis de tubes introduits chirurgicalement dans l’estomac ne peuvent évidemment par réagir comme leurs congénères plus chanceux qui vivent dans des maisons où ils sont aimés et respectés.
Leur métabolisme n’est plus le même, tout comme les réactions à n’importe quel test ou substance ne peuvent pas être es mêmes. C’est une histoire bien connue, confirmée depuis longtemps par des vétérinaires et des experts en zoologie (voir par ex. le Congrès médico-vétérinaire de la LIMAV à Zurich, 1989), mais que ceux qui ont intérêt à pratiquer des expériences sur les animaux font toujours semblant d’ignorer. Les intérêts qui guident ces sociétés sont purement commerciaux.
Le marché international des aliments pour animaux domestiques (principalement des chiens et des chats) est évalué à 25 milliards de dollars par année.
La concurrence et la compétitivité sont énormes. Si une société présente des rapports pouvant prouver que ses produits ont été testés sur des animaux, cela se passe comme pour les produits destinés à l’homme: ils ne reçoivent l’autorisation de mise sur le marché que si des tests sur les animaux ont été effectués !
Quant à ces aliments, ils acquièrent un relent de science et de sérieux. Tout cela repose bien entendu sur l’ignorance ainsi que sur un aspect qui est inacceptable d’un point de vue éthique. Mais de nos jours, on vit dans une ignorance scientifique légalisée pour des objectifs commerciaux. Ce sont les multinationales chimico-pharmaceutiques qui ont, dans tous les pays, favorisé l’approbation de lois qui rendent la vivisection nécessaire, et les multinationales qui fabriquent ce genre d’aliments suivent le courant.
Mais quels sont les résultats de ces expériences sur les animaux?
Nous avons déjà plusieurs fois dénoncé dans notre journal la qualité médiocre des aliments en boîte pour chiens et chats domestiques et pour lesquels on fait tant de publicité.
Nous avions alors cité la loi du 26.1.1994 (Ordonnance suisse sur la production et la mise sur le marché d’aliments pour animaux) qui, parmi les composants de ces aliments, admettait, avec des limites de tolérance, des produits tels que farines de sang et plumes de volatiles, déchets d’abattoir, carcasses d’animaux à sang chaud, résidus d’eau de vie de fruits et légumes, résidus industriels etc.
Et dire que tous ces produits passent pour des protéines ! L’Ordonnance de 1994 n’est plus en vigueur. De nouvelles dispositions (Art. 183 de l’Ordonnance du 1er mars 1995) interdit l’adjonction de farines animales, de sang et d’os, ainsi que des autres saletés habituelles. Cette ordonnance devrait garantir des aliments sains et inoffensifs. Mais nous en doutons puisque leur composition repose de toutes façons sur une expérimentation animale dont les résultats ne sont pas fiables et sont souvent néfastes.
On sait bien par ailleurs qu’au cours des années 90, on a officiellement recensé dans plusieurs pays européens une centaines de cas de chats fous (la plupart en Grande Bretagne).
En juillet dernier, on a officiellement signalé en Suisse le premier cas de chat fou. Il s’agissait d’un animal domestique à Lausanne qui avait contracté l’ESB des chats (c’est-à-dire «l’Encéphalopathie Spongiforme Féline», ESF).
D’après l’Office Vétérinaire fédéral, cette contamination pouvait remonter à plusieurs années (le chat était né en 1995) et pouvait être due à des aliments pour chats contenant des produits infectés (CdT, 18.7.2001).
De nombreux cas de chiens fous ont été recensés en Europe, notamment en Italie où, d’après des sources non vérifiées de l’Unicel (Union des ménagères et travailleuses européennes), cent mille chiens et chats auraient été atteints de l’ESB dans les années 90.
L’opinion générale est bien entendu que tous ces animaux sont tombés malades parce qu’ils étaient nourris avec des aliments fabriqués par les multinationales qui produisent les boîtes, croquettes pour chiens et chats.
Comment expliquer autrement qu’ils aient attrapé l’ESB, une maladie qui ne se transmet que par l’alimentation?
Ces dernières années, nous avons dénoncé dans notre journal d’autres expériences cruelles pratiquées sur des chiens et des chats afin de produire ces aliments. Il s’agissait à l’époque de 16 chiens beagle expérimentés en Autriche par la firme EFFEM pour les croquettes Frolic, et de Guyomarch-Royal Canin qui avait testé dans son centre de recherche à Saint-Molf (Morbihan, F) ses aliments pour animaux domestiques.
Il y a plusieurs années, l’illustré allemand «Arche 2000» a publié un reportage révélant que de nombreux chiens et chats domestiques nourris avec ces produits que tout le monde achète, souffrent de diverses maladies parmi lesquelles des allergies, des insuffisances rénales et des prurits. Beaucoup se grattent au point de perdre leurs poils et de s’infliger des blessures qui donnent lieu à de l’eczéma. Plusieurs vétérinaires reconnaissent que les aliments secs sont particulièrement nocifs pour les reins.
Toujours selon «Arche 2000», certaines firmes sont très habiles à transformer des déchets en produits vendus au prix fort. Quant au fait que beaucoup de chiens et de chats sont avides de ce type de nourriture, il faut savoir qu’on y ajoute des arômes et des substances spéciales qui, avec le temps, rendent les animaux dépendants de ce goût particulier.
On peut par conséquent se demander à quoi peut servir de faire autant d’expériences si on utilise de toutes façons des matières premières provenant de déchets, et cela en dépit des lois en vigueur, dans la mesure où la viande et les dérivés présents dans les aliments, même s’ils restent en dessous des limites strictes indiquées plus haut et qui sont aujourd’hui interdits, ne sont jamais proposés à la consommation humaine.
Dans les années 80, la firme Nestlé a absorbé le groupe américain Carnation et a aussitôt créé à Los Angeles un centre de rechercha pour aliments destinés aux animaux.
500 chats et 400 chiens ont été introduits dans ce centre, appelé Calreco, pour y tester de nouvelles «recettes». Sur ses 250 employés, 160 sont des chercheurs, tandis que 7,7 millions de dollars sont annuellement investis dans la recherche sur les aliments pour animaux. Ces chiffres nous donnent une idée des intérêts énormes qui entourent les boîtes et croquettes pour chiens et chats. Des chiffres qui font oublier le côté éthique et le respect dû aux animaux que les multinationales prétendent servir.
M. Schâr-Manzoli
Pour de telles expériences cruelles, ces fabricants ont naturellement besoin d’un nombre important de chiens. Ce sont généralement des Beagles ou des Golden Retrievers.
Aucun élevage sérieux est disposé de vendre pour un tel destin horrible le moindre chiot. Il fallait donc des élevages d’un style un peu particulier et surtout ou la questions de l’éthique et de moralité sont secondaires.
Dr M. Schär-Manzoli† était Présidente de:
l’ OIPA (Organisation Internationale de la Protection des Animaux), reconnue par l’ONU avec plus de 50 sociétés.
ATRA / ASAV / SVAT (Schweizerische Vereinigung für die Abschaffung der Tierversuche)
AG STG (Aktionsgemeinschaft »Schweizer Tierversuchsgegner«)
ainsi que Secrétaire Générale de:
ILÄAT (Internationale Liga »Ärzte für die Abschaffung der Tierversuche«, 3000 Ärzte sind Mitglied).
Avec remerciements à l’ATRA CH-6900 Lugano pour la publication de ce texte.
Association suisse pour l’abolition de la vivisection
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